Un défi hors norme : 80 jours, 29 000 km, un vélo et une folie tenace
En 2017, Guillaume Martin, un cycliste amateur passionné, se lance un pari fou : boucler un tour du monde à vélo en seulement 80 jours, sans assistance et en autonomie quasi totale. Un exploit qui frôle l’impossible, surtout quand on sait que le record officiel à l’époque (détenu par Mark Beaumont) était de 78 jours. Avec son livre « Le Tour du monde en 80 jours à vélo » (éditions Arthaud, 2018), il nous plonge dans cette aventure extrême, où se mêlent dépassement de soi, rencontres inoubliables et une logistique de guerre.
Pour les amateurs de voyages à vélo et de récits d’aventure, ce livre est une bombe d’adrénaline et d’inspiration. Voici pourquoi.
Pourquoi 80 jours ? L’héritage de Jules Verne et l’appel du défi
Guillaume Martin n’est pas un coureur professionnel, mais un passionné de cyclisme et d’aventure, déjà connu pour ses expéditions à vélo (comme sa traversée de l’Australie en solitaire). En s’attaquant au tour du monde, il rend hommage à Jules Verne, tout en repoussant les limites du possible.
Son objectif :
- 29 000 km (soit 360 km par jour en moyenne !)
- 18 pays traversés (Europe, Asie, Amérique, Océanie)
- Un vélo sur mesure (un Trek 520 modifié, avec trois porte-bagages et un GPS ultra-précis)
- Zéro assistance (pas d’équipe logistique, juste des rencontres fortuites et une organisation millimétrée)
« Je voulais prouver que l’impossible n’existe pas, à condition d’y croire et de s’y préparer sans relâche. » – Guillaume Martin
Un récit haletant : entre souffrances physiques et moments de grâce
Le livre alterne entre carnet de bord détaillé et réflexions sur l’endurance, la solitude et la résilience. On y découvre :
- Les galères : crevaisons à répétition, routes défoncées en Mongolie, tempêtes en Patagonie, problèmes de visa en Russie…
- Les rencontres : des cyclistes locaux qui lui offrent un lit, des familles qui le nourrissent, des inconnus devenus complices.
- La stratégie : comment il optimise son sommeil (4h par nuit !), son alimentation (jusqu’à 8 000 kcal/jour), et ses trajectoires pour gagner des heures.
- Les paysages : des steppes kazakhes aux déserts australiens, en passant par les montagnes andines.
Un passage marquant ? Son arrivée en Chine après 10 000 km, où il doit affronter des routes interdites aux étrangers et des contrôles policiers improvisés. Ou encore son effondrement en Nouvelle-Zélande, où l’épuisement le guette après 60 jours de pédalage intensif.
Ce que ce livre nous apprend sur le voyage à vélo et sur nous-mêmes
Au-delà de l’exploit sportif, « Le Tour du monde en 80 jours à vélo » est une méditation sur la liberté, la persévérance et la simplicité.
- La préparation est reine : Guillaume a passé 18 mois à étudier son itinéraire, tester son matériel et s’entraîner (jusqu’à 300 km/jour en conditions réelles).
- L’adaptabilité sauve la mise : Impossible de tout prévoir. Il a dû modifier son parcours en cours de route (notamment à cause de la météo ou des fermetures de frontières).
- Le mental prime sur le physique : « À un certain niveau, c’est l’esprit qui fait avancer les jambes. »
- Le voyage à vélo est une école d’humilité : dépendre de la générosité des autres, accepter ses limites, savourer les petits bonheurs (un repas chaud, un lit doux).
Pour qui est ce livre ?
- Les cyclistes voyageurs : une mine d’astuces pour organiser un long périple (choix du vélo, gestion du budget, stratégies de navigation).
- Les amoureux d’aventures extrêmes : un récit qui se lit comme un roman, avec suspense et rebondissements.
- Les rêveurs : ceux qui aiment les histoires de dépassement, où un « monsieur Tout-le-Monde » réalise l’impensable.
Un coup de cœur ! Guillaume Martin écrit avec humilité et précision, sans tomber dans l’auto-glorification. Son récit est ultra-détaillé (parfait pour les techniciens) mais reste accessible et captivant pour tous. Les photos et cartes en fin d’ouvrage ajoutent une dimension visuelle bienvenue.
Le petit plus : Le livre se termine sur une réflexion écologique – un tour du monde à vélo, c’est aussi un pied de nez à la surconsommation et au tourisme de masse.
Et après ? Où en est Guillaume Martin aujourd’hui ?
Depuis son exploit, Guillaume a continué les aventures (traversée de l’Afrique, records en tandem…) et anime des conférences sur la résilience. Il prouve que l’aventure ne s’arrête pas à la ligne d’arrivée.
En résumé : un livre qui donne envie de pédaler et de rêver grand !
Si vous cherchez l’inspiration pour votre prochain voyage à vélo – ou simplement une histoire qui vous fasse vibrer –, ce récit est fait pour vous. Guillaume Martin nous rappelle que les limites sont souvent dans nos têtes, et que la route, même la plus folle, se parcourt un coup de pédale après l’autre.
« Parfois, il faut osez être fou pour réaliser ses rêves. » – Guillaume Martin

